Des excursions au sein de la « zone interdite » de Tchernobyl

La centrale nucléaire de Tchernobyl transformée en site touristique.

25 ans après son explosion (26 avril 1986), la centrale nucléaire de Tchernobyl s’est transformée en site touristique. Les visiteurs se comptent actuellement par centaines par semaine. Pour démontrer au monde que ce site n’est pas particulièrement dangereux, les autorités ukrainiennes ont facilité les inscriptions aux visites. Ainsi, un parcours précis est déjà en place au cœur du site et les visiteurs ont l’interdiction d’en sortir car les autres parties du site sont potentiellement encore dangereuses. Quelques recommandations sont à respecter scrupuleusement sur place. Il est par exemple interdit de s’asseoir ou de poser le trépied de l’appareil-photo par terre ou encore de toucher quoi que ce soit. Quoi qu’il en soit, les visiteurs veulent quelque chose de concret pour mesurer le degré de dangerosité des lieux. Les autorités les munissent alors d’un dosimètre, mais à part quelques chiffres, cela ne donne pas une idée précise de ce qui s’est déroulé. D’ailleurs, à première vue, la centrale apparaît comme une bâtisse industrielle quelconque à part le sarcophage créé par-dessus le réacteur 4, à l’origine de la catastrophe. Ce semblant de banalité ajoute toutefois un caractère sinistre sur le site puisque le mal est en réalité invisible. En dehors de la centrale proprement dite, les visiteurs peuvent voir la ville fantôme de Pripyat, abandonnée de ses 50 000 habitants. Les habitations, les commerces et de nombreux autres bâtiments y sont encore débout, mais il y règne une ambiance désolante. Il y a même un parc d’attraction qui n’a vu aucun enfant rire aux éclats sur sa grande roue puisque son ouverture devait avoir lieu une semaine après ce 26 avril maudit. La visite du site se termine par un contrôle de radioactivité. Un signal vert s’allume au passage de ceux qui n’ont pas été contaminés.