Comment les Français choisissent leur destination de vacances en 2026

Les vacances d’été restent un rendez-vous important pour une majorité de Français, mais la manière de préparer un voyage évolue. Hausse des prix des carburants, budget plus serré, choix du transport : les arbitrages sont désormais au cœur de l’organisation des séjours. L’étude OpinionWay réalisée pour Point S montre que les voyageurs adaptent davantage leurs projets qu’auparavant, sans pour autant renoncer massivement à partir.

Cette sixième édition du baromètre, menée fin mai 2026 auprès d’un échantillon représentatif de la population française, met en lumière les nouvelles priorités des vacanciers. Plus qu’une photographie des intentions de départ, elle permet de mieux comprendre les critères qui influencent aujourd’hui le choix d’une destination.

Que révèle l’étude sur les vacances des Français en 2026 ?

Selon l’étude OpinionWay pour Point S, un Français sur deux prévoit de partir en vacances durant l’été 2026. Toutefois, près d’une personne interrogée sur deux estime que la hausse des prix des carburants modifiera son projet de voyage, que ce soit par un changement de destination, une réduction de la durée du séjour ou un renoncement au départ.

Les grandes tendances des vacances d’été 2026

  • Les intentions de départ reculent légèrement par rapport à 2025.
  • Le coût du transport devient un véritable critère de choix de la destination.
  • La voiture reste largement le moyen de transport privilégié.
  • Les familles apparaissent plus sensibles à l’augmentation du prix des carburants.
  • La plupart des voyageurs prévoient un budget stable ou supérieur à celui de l’année précédente.

Les Français continuent de partir, mais ils réfléchissent davantage avant de réserver

Le premier enseignement de l’étude est que les vacances demeurent une priorité pour une grande partie de la population. 50 % des personnes interrogées déclarent envisager un départ pendant l’été 2026. Même si cette proportion reste élevée, elle diminue par rapport aux deux éditions précédentes du baromètre.

50 % des Français prévoient de partir en vacances durant l’été 2026.

Cette proportion était de 53 % en 2025 et de 55 % en 2024, selon les précédentes éditions de l’étude.

À l’inverse, près de trois personnes interrogées sur dix indiquent qu’elles ne partiront pas cette année. Toutes ne renoncent cependant pas pour des raisons financières. Une majorité de ces répondants n’avait tout simplement pas prévu de séjour estival.

L’étude montre également que les décisions sont plus tardives. Plus d’un Français sur cinq n’avait pas encore arrêté son choix au moment de l’enquête. Certains expliquent avoir l’habitude d’organiser leurs vacances au dernier moment, tandis que d’autres attendent de voir comment évolueront les prix des carburants avant de réserver.

À retenir

Le sondage mesure des intentions recueillies entre le 22 et le 25 mai 2026. Il ne décrit pas les départs effectivement réalisés pendant l’été.

Le coût du trajet influence désormais le choix de la destination

Lorsqu’il est question d’organiser un voyage, le prix de l’hébergement n’est plus le seul élément observé. L’étude met en évidence une autre préoccupation : le coût du déplacement lui-même.

47 % des personnes interrogées estiment que la hausse du prix des carburants aura un impact sur leurs vacances. Cette proportion traduit l’importance prise par les dépenses liées au transport dans le budget global d’un séjour.

Comment les Français pensent adapter leurs vacances face à la hausse des carburants
Conséquence envisagée Part des répondants
Changer de destination 18 %
Renoncer au départ 17 %
Réduire la durée du séjour 12 %
Aucun changement prévu 46 %

Le résultat le plus intéressant pour un site consacré au voyage est sans doute celui concernant les destinations. Parmi les personnes interrogées, 18 % déclarent qu’elles pourraient modifier le lieu de leurs vacances afin de limiter leurs dépenses en carburant.

L’étude ne précise toutefois ni les destinations concernées ni les distances envisagées. Elle montre simplement que le coût du trajet devient un élément important dans la préparation des vacances.

Le voyage idéal reste celui qui offre le meilleur équilibre entre plaisir et budget

Contrairement à une idée reçue, la hausse des coûts ne conduit pas uniquement à supprimer les vacances. Beaucoup de voyageurs semblent privilégier une autre stratégie : adapter leur projet.

Pour certains, cela consiste à choisir une destination plus proche. Pour d’autres, à réduire la durée du séjour ou à revoir certaines dépenses. L’objectif n’est pas nécessairement de voyager moins, mais de voyager différemment.

Cette évolution traduit une recherche d’équilibre entre les envies d’évasion et les contraintes économiques. Les vacances restent importantes, mais elles s’inscrivent davantage dans une logique d’arbitrage qu’au cours des années précédentes.

L’étude ne permet pas d’identifier les destinations privilégiées.

Le sondage décrit les intentions des voyageurs, mais il ne précise pas quels pays, régions ou types de séjours sont les plus concernés par ces changements.

Toutes les catégories de voyageurs ne sont pas confrontées aux mêmes contraintes

Les réponses recueillies montrent que les intentions de départ diffèrent selon l’âge, la situation professionnelle ou encore la composition du foyer.

Les jeunes adultes apparaissent parmi les plus nombreux à prévoir des vacances cet été. À l’inverse, les personnes les plus âgées déclarent plus fréquemment qu’elles ne partiront pas.

Les familles avec enfants constituent également un profil particulier. Elles sont plus nombreuses que la moyenne à considérer que la hausse des carburants modifiera leur organisation estivale. Cela peut s’expliquer par des déplacements souvent plus longs ou réalisés en voiture, même si l’étude ne cherche pas à identifier les causes de cette différence.

La voiture reste le premier choix pour explorer une destination

Malgré le développement du train à grande vitesse, des compagnies aériennes à bas prix ou des solutions de covoiturage, la voiture conserve une place centrale dans les vacances des Français. L’étude OpinionWay montre que 63 % des personnes qui prévoient de partir ou hésitent encore choisiront un déplacement en voiture, qu’il s’agisse de leur véhicule personnel, d’une location ou d’un trajet partagé.

Cette domination ne s’explique pas uniquement par une question de coût. Pour de nombreux voyageurs, la voiture offre une liberté difficile à retrouver avec d’autres moyens de transport : horaires flexibles, accès à des lieux moins desservis et possibilité de transporter facilement bagages ou équipements.

Près de deux voyageurs sur trois privilégient encore la voiture pour leurs vacances.

L’avion représente 15 % des intentions de transport tandis que le train atteint 13 %. Les autres solutions, comme le covoiturage, la location de voiture ou le car, restent beaucoup plus marginales.

Le choix du transport dépend avant tout de la destination

Le mode de transport ne répond pas à une logique unique. Les résultats de l’étude montrent que les Français privilégient d’abord la solution qu’ils jugent la plus adaptée à leur voyage.

Les principaux critères de choix du transport
Critère Part des répondants
Le moyen le plus pratique 70 %
Le plus adapté au trajet 57 %
Le plus économique 36 %
Le plus écologique 18 %

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, le prix n’arrive qu’en troisième position. La praticité domine largement les réponses. Pour un voyage en famille, un circuit dans plusieurs régions ou un séjour dans une destination peu desservie, disposer de son propre véhicule reste souvent la solution la plus simple.

Une logique différente selon les voyageursLes personnes qui choisissent le train évoquent davantage le prix et les considérations environnementales, tandis que les automobilistes mettent surtout en avant la praticité de leurs déplacements.

Les destinations accessibles en voiture conservent un avantage

Sans citer de régions ou de pays en particulier, l’étude laisse entrevoir une tendance : lorsque les dépenses de transport deviennent un sujet important, les destinations accessibles par la route peuvent apparaître plus attractives.

Cela ne signifie pas que les Français voyagent moins loin. En revanche, ils semblent davantage intégrer le coût du trajet dans leur réflexion avant de réserver un séjour.

Pour un site consacré aux destinations, cette évolution rappelle qu’un voyage ne se résume pas au prix de l’hébergement. Le coût global, incluant les déplacements, influence désormais davantage les choix des vacanciers.

Préparer son véhicule fait désormais partie du voyage

Le départ en vacances commence souvent avant même de quitter son domicile. Parmi les personnes qui utiliseront leur voiture, neuf sur dix déclarent effectuer au moins une vérification avant de prendre la route.

Le contrôle des pneus arrive largement en tête, devant la vérification du niveau d’huile, des feux ou encore du pare-brise.

Les contrôles les plus fréquents avant un départ

  • Vérification des pneus.
  • Contrôle du niveau d’huile.
  • Nettoyage des vitres.
  • Contrôle de l’éclairage.
  • Révision complète du véhicule.

Ces préparatifs montrent que les voyageurs cherchent à limiter les imprévus, notamment lorsqu’ils parcourent plusieurs centaines de kilomètres.

Le budget transport devient une composante importante du coût des vacances

Pour les automobilistes interrogés, les dépenses liées au carburant, aux péages et au stationnement représentent un poste budgétaire à part entière.

La majorité estime pouvoir rester sous la barre des 300 euros. Toutefois, près d’un tiers prévoit un budget supérieur à ce montant, ce qui illustre le poids croissant du transport dans le coût total d’un séjour.

À noterCes montants concernent uniquement les frais de déplacement en voiture. Ils n’incluent ni l’hébergement, ni les repas, ni les activités touristiques.

Les Français pensent-ils dépenser davantage pendant leurs vacances ?

L’étude révèle également une perception intéressante du budget global des vacances. Une majorité des répondants estime que ses dépenses seront comparables ou supérieures à celles de l’été précédent.

Cette anticipation ne signifie pas nécessairement que les voyageurs disposeront d’un budget plus élevé. Elle peut aussi traduire la hausse générale des prix observée sur différents postes de dépenses.

Les jeunes adultes sont les plus nombreux à penser que leurs vacances coûteront davantage qu’en 2025, tandis que les seniors anticipent plus souvent un budget stable.

Ce que cette étude nous apprend sur le tourisme en France en 2026

Plus qu’un simple baromètre des départs en vacances, cette enquête met en évidence une évolution des comportements touristiques.

Les Français continuent de voyager, mais ils consacrent davantage de temps à comparer les coûts, à choisir leur moyen de transport et à adapter leur destination à leur budget.

La voiture reste l’outil privilégié pour découvrir une région ou rejoindre un lieu de séjour. Dans le même temps, les contraintes économiques prennent une place plus importante dans la préparation des vacances.

L’étude ne permet pas de savoir quelles destinations seront les plus fréquentées durant l’été 2026. En revanche, elle montre que les critères de choix évoluent progressivement : les voyageurs recherchent un meilleur équilibre entre envie d’évasion, liberté de déplacement et maîtrise des dépenses.

Questions fréquentes

Les Français partiront-ils moins en vacances en 2026 ?

Une personne interrogée sur deux prévoit un départ pendant l’été 2026. Les intentions sont légèrement en baisse par rapport à l’année précédente, mais les vacances restent une priorité pour une grande partie de la population.

Pourquoi certains voyageurs changent-ils de destination ?

L’étude montre que le coût des carburants influence les projets de nombreux ménages. Certains envisagent donc une destination différente afin de limiter les dépenses liées au trajet.

Quel moyen de transport est le plus utilisé ?

La voiture reste largement majoritaire devant l’avion et le train parmi les personnes qui prévoient de partir en vacances.

L’étude indique-t-elle quelles destinations seront les plus populaires ?

Non. Elle analyse les intentions de départ et les comportements des voyageurs, sans identifier les régions ou les pays qui seront les plus fréquentés.

Fiche de l’étude

Titre Les Français et les départs en vacances – 6e édition
Institut OpinionWay
Commanditaire Point S
Date de réalisation Mai 2026
Échantillon 1 002 Français âgés de 18 ans et plus
Mode de recueil Questionnaire auto-administré en ligne (CAWI)
Période d’enquête 22 au 25 mai 2026
Source Étude OpinionWay réalisée pour Point S.

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