L’île japonaise de Kyushu en enfumée par le volcan Shinmoedake

Kyushu en enfumée par le volcan Shinmoedake

Début février, les habitants de l’île Kyushu, au Japon a connu une immense frayeur à cause de l’éruption du volcan Shinmoedake.

Situé dans le sud-ouest du pays du soleil levant, cette éruption a eu un impact conséquent sur les localités avoisinantes. Avec des tonnes de pierres éjectées et une éruption de cendres de plus de 2 000 m de hauteur, les débris ont touché de nombreuses habitations à plusieurs kilomètres à la ronde. De nombreuses fenêtres vitrées ont ainsi explosées et ont effrayé les habitants. L’éruption a été d’autant plus surprenante parce que le volcan en question dormait depuis 52 ans pour se réveiller donc en trombe le mardi 1er février dernier. La colonne de fumée et de cendres qui s’est élevée dans le ciel était impressionnante, de même que la violence de l’explosion des vitres avoisinantes. Écoles, bâtiments publics et quelques habitations privées ont été touchées. On a même recensé une blessure chez l’un des résidents de l’hôpital voisin. Il s’agit d’une dame de 92 ans qui a été légèrement touchée aux mains et au visage. Cette éruption n’a en tout cas pas été prise à la légère par les autorités. En effet, l’Agence météorologique japonaise a recommandé l’évacuation des habitants des quatre kilomètres entourant le volcan. Plus de 600 personnes étaient concernées par cette évacuation. Les autorités ont en réalité craint que la fumée ne laisse place à la lave, beaucoup plus dangereux. Mais la fumée n’a pas été inoffensive. Elle a en effet perturbé le trafic aérien et ferroviaire. Les habitants non contraints d’évacuer ont, quant à eux, déblayé les cendres à la pelle. Rappelons que Kyushu n’est que l’un des vingt volcans qui composent la chaîne de Kirishima dont le degré de danger a considérablement augmenté ces derniers temps. De plus, cette éruption a été suivie de fortes précipitations dans la même région, ce qui entraîné l’évacuation de nombreuses autres personnes. Ainsi, 2 500 personnes ont finalement été contraintes de quitter leur habitation pour leur sécurité.